Les STEP indiennes
Ne l'oublions pas, une année d'échange c'est la découverte de tout un monde mais ça reste une année de cours! Alors il arrive que l'on tombe sur des cours qui se révèlent pas très intéressants, comme... un cours sur le traitement des eaux et des eaux usées! Le point positif dans tout ça? Une visite dans la STEP (STation d'EPuration) de Chennai, disons même dans deux STEP. C'était le 11 novembre. Une bonne occasion de faire un peu mieux connaissance des indiens avec qui on suit les cours, d'autant que le trajet en bus a duré plus de six heures au total! Tout ça pour aller voir deux STEP se trouvant sur Chennai (si si, je vous assure!). Il faut dire que le traffic en ville c'est le boxon, c'est le moins que l'on puisse dire! Surtout un samedi! (Ça, c'est le point négatif du jour, du supplément le week-end, une fois de plus!)
Ne l'oublions pas, une année d'échange c'est la découverte de tout un monde mais ça reste une année de cours! Alors il arrive que l'on tombe sur des cours qui se révèlent pas très intéressants, comme... un cours sur le traitement des eaux et des eaux usées! Le point positif dans tout ça? Une visite dans la STEP (STation d'EPuration) de Chennai, disons même dans deux STEP. C'était le 11 novembre. Une bonne occasion de faire un peu mieux connaissance des indiens avec qui on suit les cours, d'autant que le trajet en bus a duré plus de six heures au total! Tout ça pour aller voir deux STEP se trouvant sur Chennai (si si, je vous assure!). Il faut dire que le traffic en ville c'est le boxon, c'est le moins que l'on puisse dire! Surtout un samedi! (Ça, c'est le point négatif du jour, du supplément le week-end, une fois de plus!)
Je vais pas vous enseigner comment ils traitent l'eau, c'est à peu près comme chez nous, sauf... la taille! Voilà des cuves de...47 mètres de diamètres! Il y en a six comme ça:
La plage à Chennai
Un dimanche, comme ça, on s'est dit: "faisons une p'tite pause, on va un coup à la plage?". C'était le... 12 novembre (Happy Birthday Lulu!). En route pour la plage la plus proche, à une demi-heure de vélo. Pas question de se baigner, c'est bien trop pollué, mais le sable et les vagues c'est toujours sympa, non?
Le Campus
J'ai déjà parlé de campus, je ne vais essayer de ne pas me répeter. Je vous ai toujours parlé de mes voyages, mais rarement de la vie à l'intérieur du campus. Eh oui, faire un blog ça prend du temps, du coup quand il en manque je ne mets presque que des photos. Aujourd'hui je n'ai pas non plus le temps de vous écrire un roman sur ma vie ici, les habitude des indiens, compréhensible ou sortant de ma capacité à les accepter, parfois. La manière de penser est effectivement complètement différente ici. Je vais vous donner quelques exemples, avec mon interprétation personnelle qui n'est pas forcément juste, je le précise. Par exemple:
Le rêve de tous les indiens de l'IIT
Être à l'IIT (c'est donc bien parti), puis travailler dans le software (c-à-d: dans l'informatique) aux Etats-Unis pour gagner plein d'argent pendant une dizaine d'année, puis revenir habiter en Inde et avoir une "decent life" (une vie décente donc).
C'est pour moi clair, on ne voit pas notre futur de la même manière, eux et nous! Ils vivent dans le rêve d'une vie meilleure définie par rapport à l'argent, sans vraiment penser aux autres choses auxquelles nous prêtons plus d'attentions, comme notre santé morale ou nos relations aux autres personnes par exemple. En même temps ils semblent fuir le plus possible la misère des gens vraiment pauvre, recherchant leur propre confort, sans réaliser les implications qui parfois négatives qui en découlent. Par exemple, j'imagine bien qu'une famille indienne partant aux Etats-Unis verrait les enfants, fortement influencés par la société américaine dans laquelle ils grandissent, avoir une perspective de la vie diamétralement opposée de celle de leurs parents. Nottament sur les questions des couples, de la spiritualité, et j'en passe.
Les rapport familiaux
Ils ont une importance cruciale. La dépendance aux parents est très forte et la famille est sacrée. Ils ont de la peine à s'imaginer quitter leur parents (et le reste de la famille) une année comme je le fais; ce n'est pas le cas de tous les indiens mais d'une majorité d'entre eux, dirons-nous. En fait, ils sont beaucoup plus reliés à leur parents que nous autres européens par le fait que ceux-ci leur disent ce qu'il faut faire et ne pas faire. Du coup, il ne sont pas toujours très imaginatifs et objectifs car ils ne se remettent que rarement en question, puisqu'ils sont habitués à suivre les consignes.
Les rapport Homme-Femme
Ça, je l'imaginais déjà avant de partir: c'est très différent. "Mais... on s'rend pas compte à quel point." (dixit Coluche ;-) Il ne d'agit pas seulement d'une interdiction des rapports sexuels avant le marriage ou quelque chose dans le genre (pour info, la visite des filles dans les hostels des garçons n'est possible que la journée, avec dépot d'une pièce d'identité qui causera bien des ennuis à la malheureuse qui quitterait les lieux après 21h, et la visite des hostels des filles par les garçons est tout simplement interdite!). Cela va bien plus loin: très rares sont les indiens "sortant ensembles", il est d'ailleurs interdit, sur le campus, de s'embrasser, et un couple se retrouverait vite épié par des nombreux yeux. Du coup les contacts entre les hommes et femmes sont assez limités, et on a vraiment l'impression qu'ils ne se connaissent pas bien du tout. Tout ce qu'ils veulent à ce niveau-là, c'est, pour les mecs, d'avoir une femme qui leur fera de beaux enfants! La plupart des mariages sont arrangés par les parents, même s'il arrive souvent que des jeunes amoureux fassent pression sur leur parents pour que l'arrangement leur convienne. Ouf!
Annectode "amusante" mais assez déroutante: sur les 5 étudiants avec qui nous suivions les cours le semestre passé, trois d'entre eux sont marriés, dont deux ont des enfants (l'une des filles a deux enfants de 8 et 11 ans!). Il faut dire qu'en Master ils sont plus vieux, généralement autour de 25 à 30 ans. Mais quand même, ça secoue au début!
Le rapport aux malheur du monde
C'est comme s'ils avaient une image devant les yeux, leur montrant pleins de belles choses, et leur cachant ce qui fait pourtant leur quotidien, notre quotidien (bien qu'au campus on soit plutôt bien servi, il faut dire).
Je me rappelerai toujours, lors de notre premier repas en dehors du campus avec quelques amis indiens, la manière dont l'un deux s'est exclamé, en rigolant avec mépris "but in India, there are many poors!" ("Mais en Inde, il y a plein de pauvres!") Ce qui n'a semblé déranger personne. Mis à part nous, bien sûr. C'est comme si ces pauvres n'étaient pour lui que des déchets encombrants, dont on ne savait que faire, et qui salissait le paysage...
Depuis, j'ai compris beaucoup de choses et je ne vois plus les choses de la même manière, en partie du moins. Pour moi, la pauvreté est très présente, et c'est une peur de tout indien pas très riche d'y tomber. Comment voulez-vous apprécier le moment présent si vous craignez à tout instant de se retrouver à dormir dans la rue et vivre en mendiant? Cela dit, je pense qu'à l'IIT les étudiants n'ont pas tellement de risque de se retrouver sans rien. Peut-être est-ce simplement le fait de voir des gens vivant comme ça, ce qui n'est bien sûr pas très agréable, qui risque de vous tourmenter si vous ne mettez pas de barrière. J'ai moi aussi construit mon propre "mur" pour supporter tout ça, et la vue des mendiants ne me choque plus... sauf lorsque j'y réflêchis trop!
Ce que j'ai par contre du mal à comprendre, c'est qu'une fois de plus il n'y ait presque aucune remise en question. Le système marche comme ça (enfin disons qu'il boite plus qu'il ne marche), il y a les pauvres, qui mendient, et les moins pauvres, qui... leur donnent quelques roupies de temps en temps. Et il y a aussi les riches, bien sûr.
L'Inde, c'est un pays de contradiction, où on voit souvent des pauvres vivant dans des sortes de tas de paille au bord de la route, sales, mangeant, dormant et faisant leurs besoins au même endroit; en levant un peu les yeux, on les voit dominé par un immense panneau publicitaire Coca-Cola, symbolisant à merveille le contraste entre eux et nous. Dans une rue remplie d'indiens, avec leur belle peau foncée, seul blanc au milieu d'eux, je ne peux éviter du regard les nombreuses publicité sur lesquelles apparaissent des blancs, comme moi, symbole du rêve américain, de la richesse et j'en passe. Les stars indiennes ont le peau très claire, pour la plupart, et ce n'est qu'un exemple.
Cela se voit aussi dans les films indiens: "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" (et riche et les seuls problèmes en Inde sont des histoires d'amours, qui finissent souvent sur la conclusion que, finalement, les mariages arrangés c'est mieux!). Vous avez sûrement entendu parler de Bollywood, le hollywood indien. Eh bien, personnellement, je ne suis pas hyper fan: non seulement ils ne montrent jamais de pauvreté, ils montrent juste le rêve de tout indien, mais en plus c'est mal joué... Bon, c'est facile à dire quand on comprend pas les dialogues, mais j'ai l'impression de tout comprendre quand même, et que ces films n'apportent pas grand chose. Cela dit, je ne suis pas spécialiste, ce ne sont que mes impressions et, je le répète, ce n'est pas forcément juste!
Plus generalement, j'ai été surpris au début par certains comportements ou expressions, qui sont maintenant pour moi typiquement indiens. En voici une compilation:
Le "oui" indien
Mon premier jour indien fut déjà marqué par cette différence, qui m'a perturbé quelques jours, le temps que je m'y sois habitué. J'étais à Gurunath, une sorte de petit bistrot sur le campus, où l'on savoure un jus de fruit frais presque chaque jour. Ananas, pastèque, chicku, et autres banana milk shake. Je voulais une bouteille d'eau et un truc à manger. Déjà, ils ne disent pas "a bottle of water" mais "a water bottle" (et "cooling water" pour "eau froide"!!!). Bon, jusque là, ça va. Je demande au gars en question une bouteille d'eau, et il me répond en marmonant "aha" tout en hochant de la tête sur le côté, comme pour dire "mouais, j'sais pas, peut-être, j'hésite encore"... Ça, c'est le "oui" indien! Je lui ai répeté quatre fois que je voulais une bouteille d'eau en les lui montrant derrière lui, car je croyais qu'il me disais non, puis j'ai abandonné et je lui ai demandé une patisserie. Il m'a amené la patisserie... et la bouteille d'eau!
Maintenant, ça me paraît naturel... A tel point que je le fais sans m'en rendre compte, paraît-il!!!
"Ok bye"
Peut-être le plus mémorable et celui qui nous a fait le plus rire! Typiquement, vous causez avec un indien, et il vous pose une question. Vous commencez à lui répondre, mais vous n'avez pas fini qu'il vous dit "ok bye" sur un ton sec et qu'il s'en va! Là aussi, il a fallu un petit moment pour comprendre que ce n'était pas du mépris, de la vexation ou de l'antipathie, c'est tout simplement normal! Au moins ils ne se compliquent pas la vie pour se dire au revoir, quand il doivent y aller ils coupent court à la conversation et ça ne pose pas de problème... même si pour les non-initiés ça surprend!
"Maybe tomorrow" (ou "Come Tomorrow")
C'est l'objet de beaucoup de nos blagues, tant on s'est fait avoir au début. Pour faire la carte d'étudiant, par exemple, le responsable vous dis : "Not possible now. Comme tomorrow." Soyez sûr que le lendemain il vous re-expédiera de la même manière! Il faut rester, attendre, et tout à coup ils se motivent à vous aider! Le "Maybe Tomorrow" est encore plus inquiétant, il ne faut pas lâcher prise sinon...
Placidité indienne
Un autre fait marquant, c'est le manque d'investissement lorsqu'ils parlent de choses qui leur sont arrivées. On a l'image des américains, qui jouent presque au théatre en racontant un truc qui leur est arrivé, s'impliquant à 100% dans leur récit. Eh bien sachez que les indiens sont tout simplement leur opposé sur ce point! Il vous raconte un truc pas très marrant (par exemple qu'on leur a volé leur natel ou qu'il ont mal réussi l'examen) sur un ton monotone, sans grimacer, comme si il vous disais la météo! Une fois de plus c'est général mais ça ne s'applique pas à tout le monde.
Voilà, je vais terminer cet article en vous montrant le terrain de football de mon hostel. C'est ce que je vois quand je sors de ma chambre, depuis le deuxième étage:
Le rêve de tous les indiens de l'IIT
Être à l'IIT (c'est donc bien parti), puis travailler dans le software (c-à-d: dans l'informatique) aux Etats-Unis pour gagner plein d'argent pendant une dizaine d'année, puis revenir habiter en Inde et avoir une "decent life" (une vie décente donc).
C'est pour moi clair, on ne voit pas notre futur de la même manière, eux et nous! Ils vivent dans le rêve d'une vie meilleure définie par rapport à l'argent, sans vraiment penser aux autres choses auxquelles nous prêtons plus d'attentions, comme notre santé morale ou nos relations aux autres personnes par exemple. En même temps ils semblent fuir le plus possible la misère des gens vraiment pauvre, recherchant leur propre confort, sans réaliser les implications qui parfois négatives qui en découlent. Par exemple, j'imagine bien qu'une famille indienne partant aux Etats-Unis verrait les enfants, fortement influencés par la société américaine dans laquelle ils grandissent, avoir une perspective de la vie diamétralement opposée de celle de leurs parents. Nottament sur les questions des couples, de la spiritualité, et j'en passe.
Les rapport familiaux
Ils ont une importance cruciale. La dépendance aux parents est très forte et la famille est sacrée. Ils ont de la peine à s'imaginer quitter leur parents (et le reste de la famille) une année comme je le fais; ce n'est pas le cas de tous les indiens mais d'une majorité d'entre eux, dirons-nous. En fait, ils sont beaucoup plus reliés à leur parents que nous autres européens par le fait que ceux-ci leur disent ce qu'il faut faire et ne pas faire. Du coup, il ne sont pas toujours très imaginatifs et objectifs car ils ne se remettent que rarement en question, puisqu'ils sont habitués à suivre les consignes.
Les rapport Homme-Femme
Ça, je l'imaginais déjà avant de partir: c'est très différent. "Mais... on s'rend pas compte à quel point." (dixit Coluche ;-) Il ne d'agit pas seulement d'une interdiction des rapports sexuels avant le marriage ou quelque chose dans le genre (pour info, la visite des filles dans les hostels des garçons n'est possible que la journée, avec dépot d'une pièce d'identité qui causera bien des ennuis à la malheureuse qui quitterait les lieux après 21h, et la visite des hostels des filles par les garçons est tout simplement interdite!). Cela va bien plus loin: très rares sont les indiens "sortant ensembles", il est d'ailleurs interdit, sur le campus, de s'embrasser, et un couple se retrouverait vite épié par des nombreux yeux. Du coup les contacts entre les hommes et femmes sont assez limités, et on a vraiment l'impression qu'ils ne se connaissent pas bien du tout. Tout ce qu'ils veulent à ce niveau-là, c'est, pour les mecs, d'avoir une femme qui leur fera de beaux enfants! La plupart des mariages sont arrangés par les parents, même s'il arrive souvent que des jeunes amoureux fassent pression sur leur parents pour que l'arrangement leur convienne. Ouf!
Annectode "amusante" mais assez déroutante: sur les 5 étudiants avec qui nous suivions les cours le semestre passé, trois d'entre eux sont marriés, dont deux ont des enfants (l'une des filles a deux enfants de 8 et 11 ans!). Il faut dire qu'en Master ils sont plus vieux, généralement autour de 25 à 30 ans. Mais quand même, ça secoue au début!
Le rapport aux malheur du monde
C'est comme s'ils avaient une image devant les yeux, leur montrant pleins de belles choses, et leur cachant ce qui fait pourtant leur quotidien, notre quotidien (bien qu'au campus on soit plutôt bien servi, il faut dire).
Je me rappelerai toujours, lors de notre premier repas en dehors du campus avec quelques amis indiens, la manière dont l'un deux s'est exclamé, en rigolant avec mépris "but in India, there are many poors!" ("Mais en Inde, il y a plein de pauvres!") Ce qui n'a semblé déranger personne. Mis à part nous, bien sûr. C'est comme si ces pauvres n'étaient pour lui que des déchets encombrants, dont on ne savait que faire, et qui salissait le paysage...
Depuis, j'ai compris beaucoup de choses et je ne vois plus les choses de la même manière, en partie du moins. Pour moi, la pauvreté est très présente, et c'est une peur de tout indien pas très riche d'y tomber. Comment voulez-vous apprécier le moment présent si vous craignez à tout instant de se retrouver à dormir dans la rue et vivre en mendiant? Cela dit, je pense qu'à l'IIT les étudiants n'ont pas tellement de risque de se retrouver sans rien. Peut-être est-ce simplement le fait de voir des gens vivant comme ça, ce qui n'est bien sûr pas très agréable, qui risque de vous tourmenter si vous ne mettez pas de barrière. J'ai moi aussi construit mon propre "mur" pour supporter tout ça, et la vue des mendiants ne me choque plus... sauf lorsque j'y réflêchis trop!
Ce que j'ai par contre du mal à comprendre, c'est qu'une fois de plus il n'y ait presque aucune remise en question. Le système marche comme ça (enfin disons qu'il boite plus qu'il ne marche), il y a les pauvres, qui mendient, et les moins pauvres, qui... leur donnent quelques roupies de temps en temps. Et il y a aussi les riches, bien sûr.
L'Inde, c'est un pays de contradiction, où on voit souvent des pauvres vivant dans des sortes de tas de paille au bord de la route, sales, mangeant, dormant et faisant leurs besoins au même endroit; en levant un peu les yeux, on les voit dominé par un immense panneau publicitaire Coca-Cola, symbolisant à merveille le contraste entre eux et nous. Dans une rue remplie d'indiens, avec leur belle peau foncée, seul blanc au milieu d'eux, je ne peux éviter du regard les nombreuses publicité sur lesquelles apparaissent des blancs, comme moi, symbole du rêve américain, de la richesse et j'en passe. Les stars indiennes ont le peau très claire, pour la plupart, et ce n'est qu'un exemple.
Cela se voit aussi dans les films indiens: "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" (et riche et les seuls problèmes en Inde sont des histoires d'amours, qui finissent souvent sur la conclusion que, finalement, les mariages arrangés c'est mieux!). Vous avez sûrement entendu parler de Bollywood, le hollywood indien. Eh bien, personnellement, je ne suis pas hyper fan: non seulement ils ne montrent jamais de pauvreté, ils montrent juste le rêve de tout indien, mais en plus c'est mal joué... Bon, c'est facile à dire quand on comprend pas les dialogues, mais j'ai l'impression de tout comprendre quand même, et que ces films n'apportent pas grand chose. Cela dit, je ne suis pas spécialiste, ce ne sont que mes impressions et, je le répète, ce n'est pas forcément juste!
Plus generalement, j'ai été surpris au début par certains comportements ou expressions, qui sont maintenant pour moi typiquement indiens. En voici une compilation:
Le "oui" indien
Mon premier jour indien fut déjà marqué par cette différence, qui m'a perturbé quelques jours, le temps que je m'y sois habitué. J'étais à Gurunath, une sorte de petit bistrot sur le campus, où l'on savoure un jus de fruit frais presque chaque jour. Ananas, pastèque, chicku, et autres banana milk shake. Je voulais une bouteille d'eau et un truc à manger. Déjà, ils ne disent pas "a bottle of water" mais "a water bottle" (et "cooling water" pour "eau froide"!!!). Bon, jusque là, ça va. Je demande au gars en question une bouteille d'eau, et il me répond en marmonant "aha" tout en hochant de la tête sur le côté, comme pour dire "mouais, j'sais pas, peut-être, j'hésite encore"... Ça, c'est le "oui" indien! Je lui ai répeté quatre fois que je voulais une bouteille d'eau en les lui montrant derrière lui, car je croyais qu'il me disais non, puis j'ai abandonné et je lui ai demandé une patisserie. Il m'a amené la patisserie... et la bouteille d'eau!
Maintenant, ça me paraît naturel... A tel point que je le fais sans m'en rendre compte, paraît-il!!!
"Ok bye"
Peut-être le plus mémorable et celui qui nous a fait le plus rire! Typiquement, vous causez avec un indien, et il vous pose une question. Vous commencez à lui répondre, mais vous n'avez pas fini qu'il vous dit "ok bye" sur un ton sec et qu'il s'en va! Là aussi, il a fallu un petit moment pour comprendre que ce n'était pas du mépris, de la vexation ou de l'antipathie, c'est tout simplement normal! Au moins ils ne se compliquent pas la vie pour se dire au revoir, quand il doivent y aller ils coupent court à la conversation et ça ne pose pas de problème... même si pour les non-initiés ça surprend!
"Maybe tomorrow" (ou "Come Tomorrow")
C'est l'objet de beaucoup de nos blagues, tant on s'est fait avoir au début. Pour faire la carte d'étudiant, par exemple, le responsable vous dis : "Not possible now. Comme tomorrow." Soyez sûr que le lendemain il vous re-expédiera de la même manière! Il faut rester, attendre, et tout à coup ils se motivent à vous aider! Le "Maybe Tomorrow" est encore plus inquiétant, il ne faut pas lâcher prise sinon...
Placidité indienne
Un autre fait marquant, c'est le manque d'investissement lorsqu'ils parlent de choses qui leur sont arrivées. On a l'image des américains, qui jouent presque au théatre en racontant un truc qui leur est arrivé, s'impliquant à 100% dans leur récit. Eh bien sachez que les indiens sont tout simplement leur opposé sur ce point! Il vous raconte un truc pas très marrant (par exemple qu'on leur a volé leur natel ou qu'il ont mal réussi l'examen) sur un ton monotone, sans grimacer, comme si il vous disais la météo! Une fois de plus c'est général mais ça ne s'applique pas à tout le monde.
Voilà, je vais terminer cet article en vous montrant le terrain de football de mon hostel. C'est ce que je vois quand je sors de ma chambre, depuis le deuxième étage:
Sur ce je vous souhaite à toutes et à tous:
Joyeux Noël et Bonne Nouvelle Année!!!!
Quand à moi je suis en vacances depuis le début du mois de décembre, j'ai donc plein de choses à vous raconter, à venir en janvier!!! Profitez bien vous aussi de vos vacances, et...
See You!
1 commentaire:
ouaouuuuu philosophique!!!!! trop bien!
Al
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